Table de nuit à l'aube avec un flacon d'huile de CBD, un réveil et des vêtements de travail en arrière-plan

Un client m'a dit que le CBD lui avait sauvé sa nuit de sommeil : son histoire

Julien est venu en boutique un mardi soir, juste avant la fermeture. Infirmier de nuit à l'hôpital d'Yverdon depuis six ans, il venait de passer à un rythme de rotation plus serré, et son corps ne suivait plus. "Je dors quatre heures, je me réveille en sursaut, et le reste de la journée je suis à moitié là," m'a-t-il dit ce soir-là, appuyé contre le comptoir.

Ce n'est pas rare d'entendre ça dans ce métier. Le corps est fait pour dormir la nuit et travailler le jour, et quand on inverse ça plusieurs fois par semaine, l'horloge interne ne s'y retrouve jamais vraiment. Julien avait déjà essayé la mélatonine, sans grand effet. Il avait aussi essayé de tout arrêter vingt minutes avant de se coucher, écrans compris, ce qui l'aidait un peu sans régler le fond du problème : une tête qui tournait encore à plein régime au moment de fermer les yeux.

On a parlé un moment. Pas pour lui vendre quoi que ce soit tout de suite, juste pour comprendre ce qui se passait vraiment. Le stress du travail de nuit, c'est rarement juste une question d'horaires : c'est aussi l'inquiétude de mal dormir qui, avec le temps, devient elle-même une source de stress. Un cercle qui se referme sur lui-même.

Je lui ai proposé une huile à 10%, à prendre trente minutes avant le coucher, en lui disant clairement de ne pas s'attendre à un miracle dès le premier soir. Il est reparti sceptique, ce qui est plutôt sain comme réaction.

Il est revenu trois semaines plus tard. "La première semaine, j'ai rien senti de spécial," m'a-t-il raconté. "Et puis vers le dixième jour, j'ai remarqué que je me réveillais moins souvent au milieu du cycle. Pas que je dormais comme un bébé d'un coup, mais genre... j'avais moins l'impression d'avoir couru un marathon en me levant."

Ce que je retiens de l'histoire de Julien, c'est surtout ça : le changement n'a rien eu de spectaculaire. Il n'a pas retrouvé un sommeil parfait du jour au lendemain, et il continue à travailler de nuit, ce qui reste en soi une contrainte que le CBD ne résout pas. Ce qui a changé, c'est la qualité des heures qu'il dort vraiment, et la façon dont il se sent en sortant du lit après une garde.

Il vient encore régulièrement chercher son flacon. La dernière fois, il m'a dit une phrase que je trouve juste : "Je sais que c'est pas magique. Mais avant, je me battais contre mon propre corps tous les soirs. Là, au moins, on négocie."

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